Nous voyons facilement ce que les autres possèdent, réussissent ou choisissent de montrer. Mais nous connaissons beaucoup moins leurs difficultés, leurs doutes et leur histoire. Et si tu apprenais plutôt à regarder la valeur de ton propre chemin ?
Introduction
Il est devenu très facile de comparer sa vie à celle des autres.
Il suffit d’ouvrir son téléphone.
Nous voyons des voyages, de belles maisons, des réussites professionnelles, des familles souriantes, des restaurants, des voitures, des corps parfaits et des personnes qui semblent toujours heureuses.
Et sans même nous en rendre compte, une petite question peut apparaître :
« Pourquoi ma vie n’est-elle pas comme la leur ? »
Le problème, c’est que nous comparons souvent notre vie entière — avec ses difficultés, ses erreurs, ses inquiétudes et ses journées ordinaires — avec quelques beaux moments soigneusement choisis de la vie des autres.
Cette comparaison est forcément injuste.
Pourtant, je crois avoir été assez peu sensible à cela au cours de ma vie.
Pas parce que j’aurais eu une confiance extraordinaire en moi.
Mais peut-être parce que mon enfance m’a très tôt confronté aux différences sociales et au paraître.
J’ai appris, sans vraiment le savoir à l’époque, qu’une personne ne vaut pas davantage parce qu’elle possède davantage.
Et cette leçon m’a accompagné longtemps.
Aujourd’hui, j’aimerais la partager avec toi à travers cinq réflexion
1. Ne confonds jamais ce que quelqu’un possède avec ce qu’il vaut
Dès l’âge de 4 ans, j’ai été placé en pension dans une école privée.
Ma mère était divorcée et disposait de très peu de ressources. Compte tenu de notre situation, ma scolarité était prise en charge par l’Église catholique et nous ne payions rien.
Autour de moi, la situation de certaines familles était très différente.
Je côtoyais des enfants issus de milieux plutôt riches.
Certains arrivaient même à l’école avec un chauffeur.
Évidemment, lorsque tu es enfant, tu vois ces différences.
Tu vois les vêtements.
Tu entends les conversations.
Tu comprends rapidement que les familles ne vivent pas toutes de la même manière.
Et ma propre situation n’a pas toujours été facile à vivre.
Pourtant, avec le temps, quelque chose s’est installé en moi.
J’ai commencé à regarder les personnes autrement. Ce qui m’importait de plus en plus n’était pas ce qu’elles possédaient, mais ce qu’elles étaient réellement.
Leur comportement.
Leur gentillesse.
Leur façon de traiter les autres.
Leur sincérité.
Leur courage.
Je crois que toute mon enfance m’a finalement appris à essayer d’exister avec d’autres critères que le paraître.
Et aujourd’hui encore, cette idée me semble essentielle :
ce que tu possèdes peut dire quelque chose de ta situation, mais cela ne dit pas qui tu es.
Une belle voiture ne rend pas quelqu’un meilleur.
Une petite maison ne rend personne moins intéressant.
Un compte en banque ne mesure ni la bonté, ni le courage, ni la capacité d’aimer.
Nous gagnerions peut-être tous à nous en souvenir un peu plus souvent.
2. N’oublie pas que tu ne vois qu’une partie de la vie des autres
À l’époque de mon enfance, les différences étaient devant moi dans la cour de l’école.
Aujourd’hui, elles sont aussi sur nos écrans.
Le décor a changé, mais le mécanisme reste assez proche.
Sur les réseaux sociaux, nous voyons surtout ce que les personnes ont choisi de nous montrer.
Le voyage.
Le bon repas.
La réussite.
La fête de famille.
Le sourire.
Le nouveau projet.
Et c’est parfaitement normal.
Lorsque quelque chose de beau nous arrive, nous avons envie de le partager. Le problème commence lorsque celui qui regarde finit par croire que ces quelques images représentent toute la vie de l’autre.
Elles ne montrent pas forcément les inquiétudes.
Les déceptions.
Les difficultés financières.
Les problèmes familiaux.
Les erreurs.
Les moments de solitude.
Les journées où rien ne va comme prévu.
Nous avons tous une partie de notre vie que les autres ne voient pas.
Moi aussi.
J’ai connu des échecs, des périodes difficiles, des doutes et de mauvais choix.
C’est humain.
Alors, lorsque la vie de quelqu’un te paraît parfaite, rappelle-toi simplement :
tu regardes peut-être quelques pages choisies d’un livre dont tu ne connais pas tous les chapitres.
3. Si tu veux te comparer, regarde plutôt le chemin que tu as parcouru
Il y aura toujours quelqu’un qui possédera davantage que toi.
Quelqu’un qui gagnera plus.
Quelqu’un qui semblera avoir mieux réussi.
Quelqu’un qui sera plus jeune, plus beau, plus connu ou plus talentueux dans un domaine.
Si tu fais de ces personnes ton unité de mesure, tu risques de passer ta vie à te sentir en retard.
Alors essaie une autre comparaison.
Regarde la personne que tu étais il y a cinq ans, dix ans ou davantage.
Qu’as-tu appris ?
Quelles difficultés as-tu traversées ?
Quelles erreurs t’ont fait grandir ?
Qu’as-tu construit ?
Qui as-tu aidé ?
Qu’as-tu osé faire que tu n’aurais pas imaginé auparavant ?
Certaines évolutions sont invisibles aux yeux des autres.
La confiance ne vient pas toujours de ce que nous possédons ou de ce que nous réussissons.
Elle vient aussi de la capacité à regarder derrière soi et à reconnaître :
« J’ai traversé tout cela et je suis encore là. »
Ton chemin n’a pas besoin de ressembler à celui des autres pour avoir de la valeur.
4. Protège-toi de ce qui te fait constamment sentir inférieur
Nous ne pouvons pas contrôler tout ce que nous voyons.
Mais nous pouvons choisir une partie de ce à quoi nous donnons notre attention.
Si certains comptes sur les réseaux sociaux te donnent systématiquement l’impression que ta vie est insuffisante, pourquoi continuer à les regarder chaque jour ?
Tu peux te désabonner.
Tu peux réduire le temps que tu passes sur certaines applications.
Tu peux décider de suivre davantage de personnes qui t’inspirent sans te faire sentir inférieur.
Ce n’est pas de la jalousie.
C’est prendre soin de ton équilibre.
Il en va de même dans la vie réelle.
Certaines personnes nous encouragent.
D’autres semblent constamment avoir besoin de montrer qu’elles ont davantage, savent davantage ou réussissent mieux.
Tu n’as pas besoin d’entrer dans cette compétition.
Mais nous pouvons apprendre à protéger un peu mieux le regard que nous portons sur notre propre vie.
5. Choisis toi-même les critères d’une vie réussie
C’est peut-être le point qui me paraît le plus important aujourd’hui.
Qu’est-ce qu’une vie réussie ?
La réponse change beaucoup d’une personne à l’autre.
Est-ce gagner beaucoup d’argent ?
Avoir une grande maison ?
Réussir professionnellement ?
Voyager ?
Fonder une famille ?
Être libre ?
Aider les autres ?
Continuer à apprendre ?
Transmettre quelque chose à ses enfants et petits-enfants ?
Il n’existe probablement pas une seule bonne réponse.
Et heureusement.
Avec les années, nos propres réponses peuvent aussi changer.
Ce qui nous semblait indispensable à 25 ans peut devenir secondaire à 50 ou 80 ans.
C’est pour cela qu’il est dangereux de laisser les autres définir nos critères à notre place.
Tu peux passer beaucoup de temps à gravir une échelle avant de t’apercevoir qu’elle était posée contre un mur qui ne t’intéressait pas vraiment.
Alors pose-toi parfois cette question :
« Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi aujourd’hui ? »
Pas ce qui impressionne les autres.
Pas ce qui produit la plus belle photographie.
Pas ce que tu crois devoir réussir.
Mais ce qui donne réellement du sens à ta vie.
Cette réflexion rejoint beaucoup ce que je partage dans
Et nous avons moins besoin de regarder celui des autres.
Conclusion
Lorsque je repense aujourd’hui à l’enfant de 4 ans qui se retrouvait en pension au milieu d’enfants dont certaines familles avaient beaucoup plus de moyens que la sienne, je mesure combien cette expérience a pu influencer ma manière de voir les autres.
Ma situation n’était pas toujours facile.
Mais elle m’a peut-être offert quelque chose de précieux.
Elle m’a appris progressivement à regarder derrière la façade.
À ne pas accorder trop d’importance à ce que les personnes possédaient.
À chercher d’autres qualités.
Et surtout, à essayer de ne pas mesurer ma propre valeur avec les signes extérieurs de la réussite des autres.
Aujourd’hui, les comparaisons ont changé de forme.
Elles sont plus nombreuses, plus rapides et nous accompagnent parfois du matin au soir sur nos téléphones.
Mais nous pouvons encore décider de ne pas leur donner trop de pouvoir.
Tu ne connais jamais complètement la vie que tu envies.
Et personne d’autre ne connaît complètement la tienne.
Alors ne mesure pas ton quotidien aux plus belles images de quelqu’un d’autre.
Regarde plutôt ce que tu as construit.
Les personnes que tu as aimées.
Les difficultés que tu as surmontées.
Les choses que tu as apprises.
Les valeurs auxquelles tu es resté fidèle.
Et le chemin qu’il te reste encore à parcourir.
Parce qu’au bout du compte, la question n’est peut-être pas de savoir si ta vie ressemble à celle des autres, mais si elle ressemble suffisamment à celle que tu souhaites vivre.
L’idée essentielle
Ne mesure jamais ta valeur avec ce que les autres possèdent ou choisissent de montrer.
Regarde plutôt qui tu es, ce que tu as traversé et le chemin que tu construis à ta manière.
En particulier pour cette idée de ne pas prendre automatiquement le regard, les paroles ou le comportement des autres comme une mesure de notre propre valeur.
Une question pour toi…
Lorsque tu regardes la vie des autres, qu’est-ce qui te fait parfois penser que la tienne n’est pas suffisante ?
Puis essaie de retourner la question :
« Qu’est-ce que j’ai dans ma propre vie que je ne regarde peut-être plus suffisamment ? »
La réponse pourrait te surprendre.
Quelques mots pour toi…
Si je pouvais transmettre une seule chose de mon expérience à mes enfants et petits-enfants, ce serait peut-être celle-ci :
ne choisis jamais la valeur d’une personne en regardant uniquement ce qu’elle possède ou ce qu’elle montre.
Apprends à regarder un peu plus loin.
Regarde comment elle traite ceux qui ne peuvent rien lui apporter.
Regarde si elle tient sa parole.
Regarde sa gentillesse, son courage, sa générosité et sa manière d’être présente pour les autres.
Et applique la même règle à toi-même.
Ne te juge pas seulement sur ce que tu as réussi, gagné ou accumulé.
Il existe des richesses qui ne se photographient pas.
Et avec les années, ce sont peut-être justement celles-là qui finissent par compter le plus.
écrit le : 25 juin 2019
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7 étapespour retrouver ton énergie et passer à l’action
Un petit guide pratique pour avancer sans pression et sans culpabiliser
1Introduction
Et si ce que tu appelles « paresse » était simplement un signal ?
As-tu déjà passé une journée à penser à tout ce que tu devrais faire… sans parvenir réellement à commencer ?
Tu repousses une tâche au lendemain. Puis le lendemain arrive et tu trouves encore une bonne raison d’attendre. Peu à peu, la culpabilité s’installe et tu finis par te dire : « Je suis paresseux » ou « Je manque vraiment de volonté. »
J’aimerais que tu commences ce petit guide en oubliant cette étiquette. Ce que nous appelons paresse peut avoir beaucoup de causes : fatigue, manque d’envie, peur d’échouer, objectif trop ambitieux, mauvaise organisation ou simplement besoin de souffler.
L’important n’est donc pas de te juger. L’important est de comprendre ce qui t’empêche d’avancer et de trouver le plus petit mouvement possible pour repartir.
Pas de grandes théories. Pas de méthode compliquée. Et surtout, pas de culpabilité.
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Sois bienveillant envers toi-même
Lorsque tu n’arrives pas à faire quelque chose, quelle est ta première réaction ? Peut-être te dis-tu : « Je suis vraiment paresseux. » « Je devrais être capable de faire mieux. » « Je n’ai aucune volonté. »
Nous croyons parfois qu’en nous parlant durement, nous allons nous donner un coup de fouet. Mais cela fonctionne-t-il vraiment ?
Imagine qu’une personne que tu aimes traverse une période de découragement. Tu chercherais plutôt à comprendre ce qui lui arrive, tu lui rappellerais ce qu’elle a déjà accompli et tu l’encouragerais à recommencer doucement. Alors pourquoi ne pas t’accorder la même bienveillance ?
Être bienveillant envers toi-même ne signifie pas abandonner tes ambitions. Cela signifie reconnaître que tu es un être humain avec des périodes d’énergie et d’autres où tout paraît plus difficile.
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Fais le premier pas, même tout petit
Nous repoussons souvent une tâche non parce que nous sommes paresseux, mais parce que nous regardons la montagne entière au lieu de regarder le premier pas.
Tu veux écrire un livre ? Écris une phrase. Tu veux ranger la maison ? Commence par un tiroir. Tu aimerais recommencer à marcher ? Mets tes chaussures et sors cinq minutes.
Le plus difficile est souvent de passer de « je devrais le faire » à « j’ai commencé ». Une fois ce premier mouvement effectué, la suite paraît souvent moins impressionnante. Et même si tu t’arrêtes après cette toute petite action, tu as avancé.
N’attends donc pas d’avoir beaucoup de temps, beaucoup d’énergie ou une motivation extraordinaire. Commence avec ce que tu as aujourd’hui.
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Choisis ce qui compte vraiment
Il arrive que tu termines une journée en ayant été très occupé… tout en ayant l’impression de ne pas avoir fait ce qui était vraiment important.
Chaque matin, demande-toi : « Quelles sont les trois choses qui comptent vraiment aujourd’hui ? » Parmi ces trois choses, choisis celle qui aura le plus d’impact.
Commence par elle lorsque c’est possible. Tu verras qu’il est beaucoup plus satisfaisant de terminer une journée en ayant accompli une chose importante que d’avoir coché dix petites tâches qui pouvaient attendre.
N’oublie pas : tout ce qui est urgent n’est pas forcément important, et certaines choses importantes ne semblent jamais urgentes.
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4
Protège ton attention
Nous vivons entourés de sollicitations : notifications, messages, réseaux sociaux… Ton attention se disperse sans que tu t’en rendes compte.
Crée une petite bulle de tranquillité lorsque tu veux réellement avancer. Éloigne ton téléphone, coupe les notifications, ferme ce dont tu n’as pas besoin.
Même 20 ou 30 minutes de véritable attention peuvent faire une grande différence.
5
Travaille par petites périodes
Rester concentré pendant des heures n’est pas toujours la meilleure option.
Essaie cette méthode simple : travaille 25 à 30 minutes, puis accorde-toi quelques minutes de pause.
Ces pauses ne sont pas du temps perdu. Elles t’aident à conserver ton énergie et à reprendre ton travail avec un esprit plus disponible.
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Allège ce qui encombre ta vie
Parfois, tu n’as pas besoin de mieux t’organiser. Tu as simplement besoin d’avoir moins de choses à organiser.
Regarde ton emploi du temps avec un peu de recul : est-ce que tout cela est encore vraiment nécessaire ?
Certaines choses peuvent être supprimées, simplifiées ou déléguées. Apprendre à dire non fait aussi partie de cette démarche : dire non protège ton temps et ton énergie pour ce qui compte vraiment.
Souviens-toi du principe des 80/20 : une petite partie de nos actions produit souvent une grande partie de nos résultats. Identifie ce qui apporte réellement de la valeur… et donne-lui davantage de place.
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Apprends aussi à ne rien faire
Se reposer n’est pas être paresseux. Ton corps et ton esprit ont besoin de ralentir.
Accorde-toi de vrais moments de détente : une promenade sans objectif, quelques pages d’un livre, un café au soleil, un repas qui se prolonge, un après-midi sans programme…
Il y aura toujours quelque chose à faire. Mais ta vie n’est pas seulement une succession de tâches accomplies. Elle est aussi faite de ces moments où tu ne produis rien, mais où tu vis pleinement.
Retrouver ton énergie, c’est agir lorsque cela compte, mais c’est aussi t’arrêter lorsque tu en as besoin.
8Conclusion
Tu n’as pas besoin de tout changer aujourd’hui
Les 7 étapes en un coup d’œil
Sois bienveillant envers toi-même.
Fais le premier pas, même tout petit.
Choisis ce qui compte vraiment.
Protège ton attention.
Travaille par petites périodes.
Allège ce qui encombre ta vie.
Apprends aussi à ne rien faire.
Quelques mots pour toi…
Avance à ton rythme. Il y aura des jours où tu avanceras beaucoup et d’autres où tu auras simplement besoin de souffler. Les deux font partie du chemin. Sois patient avec toi-même, célèbre tes petites victoires et continue à avancer tranquillement vers ce qui compte pour toi.
Prends soin de toi.Martin Mairesse Question de Vie Positive
À ton tour
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